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L'espace où votre client se connecte

Ce qu'un client voit et fait sans vous solliciter : ouvrir son instance, l'arrêter, lire ce qu'il paie, régler une échéance en retard, redimensionner son offre. Et la règle derrière tout cela — rien n'est jamais débité hors session.

Vérifié le 14 août 2026

Tous les autres guides s'adressent à vous. Celui-ci décrit ce que voit votre client quand il se connecte — parce que le volume de votre support dépend de ce qu'il peut faire sans vous écrire.

L'espace s'appelle Mon espace, et il est en marque blanche : votre marque, votre domaine, aucune mention de nous. Ce qui suit, c'est le même écran vu de votre côté.

Deux portes d'entrée, dont une qui n'est pas la vôtre

Un client créé sur votre environnement — par vous, ou via un lien d'inscription — se connecte et arrive sur Mes instances : celles que vous lui servez.

Quelqu'un qui a acheté sur le marché public, lui, n'est rattaché à aucun prestataire unique. Ses instances sont réparties chez ceux qui les lui ont vendues : l'espace lui montre les siennes et, s'il ne peut le rattacher à aucun prestataire, le lui dit et le renvoie vers le marché plutôt que vers une page vide.

Vous rencontrerez la différence le jour où un client dira qu'il « ne retrouve pas son instance ». La question à poser est : où vous êtes-vous inscrit ?

Les instances, et ce qu'un client peut en faire

Une instance ouverte dans l'espace du client : son adresse, le panneau de capacité montrant utilisateurs et stockage face à ce que l'offre comprend, et les actions ouvrir, arrêter et supprimer en dessous.
Ce à quoi il a droit, ce qu'il consomme, et tout ce qu'il peut faire sans vous. L'adresse est la sienne, sous votre domaine.

En ouvrir une lui donne quatre actions et deux panneaux.

ActionCe qu'elle fait
Ouvrir l'instanceSon Odoo, dans un nouvel onglet.
Arrêter l'instanceRéversible. Données conservées, l'adresse cesse de répondre.
Démarrer l'instanceDe nouveau en service.
Supprimer l'instanceDéfinitif, derrière une confirmation qui le dit.

Oui : un client peut supprimer sa propre instance. On lui pose d'abord une question claire, en précisant que c'est irréversible. Si ce n'est pas ce que vous voulez pour un client donné, la réponse n'est pas de masquer le bouton mais de tenir les sauvegardes décrites dans le guide correspondant : la suppression lui appartient, la récupération vous appartient.

Les deux panneaux sont la Capacité — utilisateurs et stockage face à ce que son offre comprend, avec de quoi en acheter davantage — et ses informations d'entreprise, qui deviennent la société à l'intérieur de son Odoo. Un axe que personne n'a mesuré est affiché non mesuré, et non zéro.

Ce qu'il paie

Sous les instances viennent ses abonnements : une ligne par chose payée, avec son état, le montant, la durée couverte et la prochaine date.

Quatre états, et la date à côté n'est pas la même :

  • Actif — se renouvelle à cette date.
  • Période d'essai — la période gratuite accordée par l'offre.
  • Paiement en retard — le délai de grâce s'achève à cette date.
  • Annulé — l'abonnement s'est arrêté, et payer le ramène.

En dessous, l'historique des paiements : chaque achat et chaque renouvellement, avec son état. Un paiement échoué porte sa raison à côté, dans les mots du prestataire, pour qu'un client refusé sache s'il doit essayer un autre numéro ou une autre carte.

Payer, et pourquoi rien ne se déclenche tout seul

C'est la règle à retenir, et elle explique tout l'écran : aucun moyen de paiement ici ne débite un client hors session. Il n'existe pas de mandat enregistré qui prélèverait discrètement à l'échéance.

Une période impayée n'est donc pas un échec : c'est un montant en attente. Le client vient dans l'espace et appuie sur le bouton — c'est seulement là que quelque chose se passe : une demande de code sur son téléphone, ou une page de paiement sécurisée dans un nouvel onglet. Lequel des deux, c'est son choix, et tout est sur la carte au-dessus du bouton : le prestataire, la méthode, et le numéro qui sera débité — visible pour pouvoir être corrigé.

Un abonnement en retard : le montant et la date limite, les durées proposées avec leurs remises, le moyen de paiement et le numéro à débiter, et le bouton qui paie.
Tout ce qu'il faut pour régler, sur la carte qui annonce la dette. Rien ne se passe tant que le bouton n'est pas pressé.

Deux conséquences à anticiper. Un renouvellement n'aura pas lieu tant que personne ne le regarde : l'avis d'échéance compte donc davantage qu'ailleurs. Et un client dont la carte SIM a changé peut le corriger lui-même, ce qui était autrefois un ticket de support.

Si le montant ne peut pas être encaissé sur le moyen choisi — certains plafonnent ce qu'ils acceptent en une fois — la carte le dit avant qu'il n'appuie sur quoi que ce soit, et les durées qui ne passent pas sont grisées avec la raison. Un bouton qui ne pouvait mener qu'à un refus est pire qu'un bouton absent.

Grandir et rétrécir, sans vous

Modifier mon offre lui permet de bouger les axes que votre offre vend réellement — utilisateurs, stockage — et les deux sens ne sont pas symétriques :

  • Vers le haut : il paie la différence pour les jours restants de la période déjà réglée, et l'augmentation prend effet immédiatement une fois payée.
  • Vers le bas : cela ne coûte rien, ne rembourse rien, et prend effet au prochain renouvellement. C'est affiché comme programmé jusque-là, pour qu'une réduction demandée en mars n'arrive pas en avril comme une baisse inexpliquée.

Chaque chiffre de ce panneau vient du serveur, et le montant est retarifé au moment de la confirmation. Un prix qui a transité par un navigateur est un prix choisi par le navigateur ; celui-ci ne l'est jamais.

Une offre qui ne vend aucun de ces axes n'affiche aucun panneau : il n'y a rien à bouger, et un contrôle désactivé ne servirait qu'à l'inviter à appuyer dessus.

Ce que cela change pour vous

Trois choses découlent de tout ceci, et il vaut mieux les connaître avant le premier client.

Les identifiants affichés à la création d'une instance ne sont affichés qu'une fois. Votre client en est averti, dans ces termes. S'il les perd ensuite, le remède est celui du guide sur l'accès à Odoo : un nouveau mot de passe, émis par vous, qui annule l'ancien.

Suspendre n'est pas supprimer. Un client dont le délai de grâce est écoulé cesse d'être servi et conserve tout ; payer le réactive. Votre politique de quota peut produire le même effet pour une autre raison, et elle le réactive d'elle-même dès qu'il repasse sous sa limite.

Enfin, l'espace ne vaut que ce que vous avez mis dans l'offre. Le panneau de capacité, le choix des durées, le redimensionnement : chacun apparaît parce que l'offre vend cet axe. Une offre sans tarif par utilisateur est une offre dont les clients doivent vous écrire pour grandir. Cela peut être exactement ce que vous voulez ; ce ne doit pas être une découverte.